L'accueil des enfants au Pays des Châteaux


Les récents travaux menés sur le territoire du Pays des Châteaux dans le cadre de l’élaboration de l’Agenda 21, ont pointé des carences et besoins dans les domaines de la petite enfance, de l’enfance et de la jeunesse. Parallèlement, les nouvelles dispositions législatives sur les changements de rythmes scolaires nécessitent une restructuration importante de l’accueil et des activités périscolaires.

 

L'étude menée par l'Observatoire du Loir-et-Cher, dresse un état des lieux de l’offre existante, donne une approche des besoins, identifie les secteurs les moins équipés. L’objectif de ce diagnostic est d’apporter des éléments de réflexion sur l’organisation territoriale des politiques petite-enfance, enfance ainsi que pour la mise en place de la réforme, un large volet étant consacré à l’organisation scolaire et périscolaire.

De nombreuses cartes permettent d'illustrer les enjeux de cette étude.

 

Télécharger l'étude "L'Accueil des enfants du Pays des Châteaux"

 


Synthèse

Le territoire du Pays des Châteaux est assez contrasté. Blois enregistre une natalité élevée mais perd de la population, notamment en raison du départ de nombreuses familles après une naissance. Les communes de l’axe ligérien, celles situées au nord-est de Blois ou encore au sud de l’agglomération, sont plus dynamiques au plan démographique. La hausse de la population impulsée par l’installation de nouveaux ménages est associée dans certains secteurs à une hausse du nombre de naissances.

 

Les communes de seconde couronne comptent peu de naissances, notamment au nord / nord-ouest où l’offre d’accueil proposée par les assistants maternels est suffisamment importante pour couvrir les besoins, et au sud du canton de Bracieux. Ce secteur apparaît comme l’un des moins bien doté en offre d’accueil de la petite enfance. La capacité d’accueil individuel y est faible, il est le seul territoire totalement dépourvu de Relais assistantes maternelles (RAM) et de structure d’accueil collectif.

 

Les structures d’accueil collectif sont presque toutes concentrées dans les communes les plus peuplées (noyau urbain blésois et axe ligérien). Leur « aire de recrutement » peut être étendue comme à Villebarou, seule structure située au nord de Blois. La plupart des établissements sont saturés. Les assistants maternels complètent cette offre de façon suffisante au sud de la Loire (hormis le secteur de Bracieux évoqué précédemment) et en périphérie nord / nord-ouest. Un déficit de places d’accueil de la petite enfance est relevé à Blois et dans les communes de première couronne nord / nordest. Ce déficit est sans doute à relativiser par le faible taux d’activité des femmes sur Blois (80 %, contre 91 % en moyenne sur le reste du Pays).

 

Globalement, si le Loir-et-Cher apparaît comme très bien pourvu en places d’accueil chez les assistantes maternelles (au 8e rang des départements de métropole) il dispose de peu de places en structures d’accueil collectif (72e rang).

 

La quasi-totalité des communes du Pays possèdent au moins une école sur leur territoire ou font partie d’un regroupement pédagogique intercommunal (RPI), à l’exception de Chambord, Cheverny, Coulanges et Seillac. Le territoire ne compte qu’un RPI concentré, celui d’Herbault (tous les enfants sont scolarisés dans la même école) ; peu d’enfants âgés de 3 à 10 ans résident dans ces communes (frange nord-ouest du Pays).

 

37 des 65 communes fonctionnent en RPI. Tous les enfants scolarisés ont la possibilité de bénéficier d’un service de garderie ou d’accueil de loisirs avant et / ou après la classe.

La réforme des rythmes scolaires a été appliquée par 3 communes seulement à la rentrée 2013 : Chouzy-sur-Cisse, Villebarou et Vineuil. Les modalités de mise en oeuvre dans les autres communes étaient encore peu définies lors de l’enquête réalisée par l’Observatoire au second trimestre 2013. De nombreuses craintes et difficultés ont été exprimées par les municipalités qui avaient déjà engagé la réflexion. Elles sont principalement d’ordre financier puis organisationnel autour des questions de transport, de restauration et de ressources humaines.

 

Quand la décision a été prise, le choix du mercredi matin comme 9e demi-journée d’enseignement est unanime. Les communes qui proposent déjà un service de restauration le mercredi dans le cadre d’un accueil de loisirs le maintiendront. Elles envisagent le plus souvent de l’ouvrir à l’ensemble des enfants susceptibles de fréquenter le centre, quelle que soit leur commune de résidence. 

 

Selon les derniers éléments recueillis, la majorité des communes privilégient la répartition des temps d’activité périscolaire (TAP) sur 4 jours, en fin de journée, mais certaines communes prévoient un cadencement moins régulier, parfois sur 2 ou 3 journées seulement. Des choix de rythmes différents peuvent également être adoptés entre maternelle et élémentaire.

 

L’essentiel des accueils de loisirs du mercredi se situent le long de l’axe ligérien. Ceux qui en sont le plus éloignés rayonnent sur des territoires plus étendus. Néanmoins, seuls les accueils de Chouzy-sur-Cisse, de Montlivault et la plupart de ceux de l’unité urbaine de Blois sont occupés en totalité.

 

Pendant les congés scolaires l’offre d’accueil pour les enfants de 3 à 10 ans est variable selon les périodes. A Noël et en août, la demande est plus faible ; l’offre est réduite, voire inexistante sur certains secteurs. Globalement, quelle que soit la période, certains centres sont systématiquement saturés, parmi lesquels ceux de Blois. Le taux de couverture pour la ville figure de surcroît comme l’un des plus faibles.

 

 

 

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