L'organisation de l'offre de soins au Pays des Châteaux


Les récents travaux menés sur le territoire du Pays des Châteaux dans le cadre de l’élaboration de l’Agenda 21, ont démontré que la démongraphie médicale fait peser aujourd'hui sur le département un risque important sur l'offre de santé. De nombreux praticiens de toutes spécialités sont proches de l'âge de la retraite et peu de candidats se présentent pour les remplacer. Parallèlement, la population vieillit et les migrations résidentielles recomposent en profondeur la structure démographique des territoires.

 

Ces facteurs conduisent à reconsidérer les questions de santé à l'échelle locale. Les enjeux sont considérables et il convient d'apporter aux décideurs les éléments d'éclairage nécessaires. C'est pourquoi le Pays des Châteaux et l'Observatoire du Loir-et-Cher ont engagé une réflexion sur l'organisation et le recours à l'offre de soins sur le territoire du Pays. Ils ont associé à la démarche des professionnels de santé, en constituant un groupe de travail d’une quinzaine de personnes (élus, professionnels et institutionnels) et en les sollicitant plus largement par le biais d’une enquête. Plus de 700 questionnaires ont ainsi été envoyés, une centaine de réponses a pu être exploitée. Des compléments ont également été apportés aux cours d’entretiens ciblés. Les habitants du Pays ont parallèlement été invités à renseigner un questionnaire plus succint sur les habitudes de déplacement en matière de santé et leurs difficultés éventuelles à accéder aux soins. Plus de 1 200 réponses ont été analysées.

 

 

Télécharger l'étude "L'organisation territoriale de la santé au Pays des Châteaux"conduite en 2011 puis sa mise à jour de mars 2016 et sa réactualisation de novembre 2016.

Synthèse


Les différents éléments recueillis ont été rapprochés de données statistiques et travaux menés sur cette question afin d'identifier les bassins de santé vécus sur le territoire et d’en définir les principales caractéristiques. 

Trois bassins présentent des risques plus importants de dégradation de l’offre de soins de proximité :

  • celui de Blois où la proportion de praticiens âgés est plus élevée et où dans la partie nord - nord-est la densité de médecins généralistes apparaît insuffisante,
  • celui de Vineuil et la commune de Saint-Gervais où l’activité des généralistes y est très supérieure à la moyenne locale et régionale,
  • celui de Bracieux qui conjugue une faible densité médicale, un départ de praticiens dans les années à venir, une proportion élevée de personnes âgées et l’éloignement des pôles urbains souvent plus attractifs pour les jeunes médecins.

La dernière partie de l’étude est consacrée aux difficultés de prise en charge rencontrées dans le cadre de problématiques spécifiques et à la connaissance des acteurs et des actions de prévention.

 

 

 

 

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